6 mois sans acheter de chaussures

6 mois sans acheter de chaussures

Ouais t’as bien lu. Cela fait 6 mois que je n’ai pas acheté de chaussures. 6 mois. Je suis à la fois super fière de moi mais en même temps triste d’en arriver à presque « célébrer » ce genre de chose. Pour l’amoureuse du fast fashion que je suis, comment en suis-je arrivée à ne pas acheter de chaussures pendant 6 mois ?

Acheter toujours et toujours plus.

J’ai mis du temps (comparé notamment à certaines de mes amies) à me découvrir une passion pour les vêtements, chaussures, accessoires et même le maquillage. Tu comprends bien que ce temps est néanmoins révolu et qu’aujourd’hui oui, je suis une vraie nana et tout ça c’est mon truc. Déjà avant de travailler je faisais souvent les boutiques que ce soit avec ma mère ou avec mes copines. Puis j’ai commencé à travailler (job étudiant) et les choses se sont accélérées progressivement, sans finalement que je ne m’en rende vraiment compte.

Et tous les jours cette même rengaine « J’ai rien à me mettre » « Non mais ce pull est trop laid » « Olalala ce jean s’est tellement détendu » etc etc. Tu la connais sûrement aussi.

Résultat des tonnes de vêtements qui n’ont pas toujours le temps de s’user. Des tonnes de chaussures qui ne sortent pas toute l’année. Et je ne te parle même pas du maquillage… Enfin si je vais t’en parler, histoire d’enfoncer le clou.

Il y a plus d’un an je te disais déjà que j’avais trop mais beaucoup trop de rouges à lèvres, mais c’est un tout. Les crèmes du jour s’entassent à côté des crèmes pour le corps que je ne mets jamais. Je collectionne les palettes Naked d’Urban Decay et je récolte avec amour tous les cadeaux de marque que je pouvais avoir lors d’un stage dans la beauté. Clairement, mes placards dégueulent de produits et moi tous les matins j’ai le même rituel : bb crème & mascara…

Quand trop c’est trop

Petit à petit j’ai eu la sensation d’étouffer au milieu de mon joyeux bordel. Trop de vêtements difformes, passés, trop de maquillage à user que je n’use jamais, trop de place prise dans mes placards, trop de trop et trop de tout.

C’est simple d’un côté j’adorais accumuler toutes ces choses et de l’autre je trouvais ça bête et quelque part je culpabilisais de ne pouvoir utiliser et user chacun de ces produits ou de ces vêtements. Je n’osais pas jeter, je trouvais toujours une bonne excuse pour garder. Puis j’en ai marre que veux-tu. Du coup j’ai jeté. Oui ça fait mal, mais j’ai jeté ce pot de crème qui m’avait été offert au taff, que j’avais déjà utilisé (un peu seulement) et surtout qui avait viré… Ouais c’est con hein ? C’est ce que je me suis dit aussi. J’ai donné ce que je pouvais, j’ai jeté ce qui était périmé (notamment dans les soins) et j’ai gardé ce qui me plaisait le plus ou ce que je n’avais pas encore le cœur à jeter.

Côté fringues j’ai essayé de vendre sur Vinted à très bas prix, puis petit à petit je vais laisser mes vêtements dans les bennes de don. Même si la route est encore longue pour ces habits, c’est toujours ça de fait.

Mais surtout…

Au delà de ma sensation d’étouffer parmi mes accumulations, il y a aussi un documentaire qui a eu un sacré écho en moi. The true cost. Ces mots si simples et si vrais. On le sait toutes, je pense, que l’industrie textile c’est l’enfer. Que ces ouvriers vivent dans des conditions désastreuses pour satisfaire nos besoins. Je le savais aussi, et pourtant. Ce documentaire est prenant et permet de mettre un visage sur nos vêtements. D’y aposer une histoire, des sentiments. J’ai adoré ce document car, pardonne mon langage, c’est une bonne claque dans la gueule 😀

Aujourd’hui j’essaie d’acheter mieux que ce soit en terme d’éthique, de qualité et autre. Ce n’est pas facile et c’est bien pour ça que je galère bien à la fois financièrement mais aussi pour trouver les dites marques. D’autant plus que j’ai toujours des marques qui m’ont fait rêver mais qui ne sont pas toujours si jolies que ça… Mon point de vue finalement est de réellement connaître ses besoins. Et aussi de savoir les questionner. Non je n’ai pas besoin de 5 manteaux qui ne me tiennent pas chaud et qui peluchent. Oui j’ai besoin d’un manteau qui me tienne chaud et qui me dure plus qu’une saison. Non je n’ai pas besoin de cette 20ème paire de chaussures. Mais ce sont mes besoins. Finalement consommer mieux c’est déjà savoir se raisonner, apprécier ce que l’on a et acheter par plaisir et non plus par impulsion. Quelle est ta vision du dressing idéal ? A toi de la définir de la manière la plus simple possible.

Je pense qu’il faut faire la part des choses et surtout être au courant de tout ça puis faire ce que l’on souhaite et faire de notre mieux. Attention, loin de moi l’envie de faire la morale et de vous dire de fuir Primark et tous ses petits copains. Le fait est que chacun a sa bourse et que celle-ci ne permet pas à tout le monde d’acheter du Made In France en coton bio (faut-il également le trouver). Je pense seulement qu’il est important de savoir et aussi de se rendre compte de ce que nous apporte réellement cette accumulation de choses. Est-ce bénéfique ? Néfaste ? Ces questionnements rejoignent un autre documentaire sur le minimalisme (Minimalism) que j’avais adoré. Bon bien entendu, j’y suis loin et ce n’est pas nécessairement dans mes ambitions !

J’espère que mes mots t’auront plu et ont trouvé un petit écho en toi ! Par hasard, as-tu déjà vu un de ces deux documentaires (ou les deux maybe) ? J’aimerais beaucoup avoir ton avis !

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